Pour tout vous dire…

Les droits de l'homme s'arrêtent la ou commencent ceux des affaires

Affaire des écoutes : qui sont les taupes de Nicolas Sarkozy ?

Affaire des écoutes : qui sont les taupes de Nicolas Sarkozy ?

  1. Sur les agendas : le juge Azibert fortement soupçonné
  2. Sur les écoutes : le conseil de l’ordre des avocats ?
  3. Sur les perquisitions : un magistrat, un policier ou un haut fonctionnaire…

 

viaAffaire des écoutes : qui sont les taupes de Nicolas Sarkozy ?.

Classé dans:Affaire Karachi, Affaire Woerth-Bettencourt, Citoyens, Comprendre, Parti Politique, Politique, UMP, , ,

Ecoutes : le complot de Sarkozy contre ces « bâtards » de juges

Ecoutes : le complot de Sarkozy contre ces « bâtards » de juges

Ecoutes : le complot de Sarkozy contre ces « bâtards » de juges
http://www.mediapart.fr/journal/france/180314/ecoutes-le-complot-de-sarkozy-contre-ces-batards-de-juges

Ecoutes : le complot de Sarkozy contre ces « bâtards » de juges
18 mars 2014 | Par Fabrice Arfi et Karl Laske

Mediapart révèle la teneur de sept écoutes judiciaires effectuées sur la ligne téléphonique ouverte sous une fausse identité par Nicolas Sarkozy. L’ancien président a mis en place un cabinet noir pour neutraliser les juges qui enquêtent sur lui. Selon les écoutes, le magistrat Gilbert Azibert est bien intervenu auprès de trois conseillers de la cour de Cassation chargés d’examiner la validité des actes d’instruction l’affaire Bettencourt. L’avocat de Nicolas Sarkozy est par ailleurs informé par une taupe dans l’appareil d’Etat sur l’affaire libyenne.
Ce sont les mots d’un ancien président de la République pris la main dans le sac. Parlant sur des téléphones portables qu’ils croyaient sûrs, Nicolas Sarkozy et son avocat, Me Thierry Herzog, ont orchestré en ce début d’année un véritable complot contre l’institution judiciaire pour échapper aux juges et en tromper d’autres. Le nouveau procureur financier n’avait pas d’autre choix que d’ouvrir une information judicaire pour « trafic d’influence », mais les faits vont bien au-delà. C’est un nouveau scandale d’Etat dont il s‘agit.

Mediapart a eu accès à la synthèse des retranscriptions de sept écoutes judiciaires sur la seconde ligne téléphonique de l’ancien président, ouverte sous la fausse identité de “Paul Bismuth”. Dans une dérive à peine croyable, Nicolas Sarkozy est allé jusqu’à mettre en scène avec son conseil de fausses discussions sur sa ligne officielle pour « donner l’impression d’avoir une conversation ».

Nicolas Sarkozy et son avocat, Thierre Herzog.
Nicolas Sarkozy et son avocat, Thierre Herzog. © Reuters
Du 28 janvier au 11 février derniers, Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog ont tenté d’entraver méthodiquement le cours de la justice dans l’affaire des financements libyens et celle de ses agendas présidentiels saisis dans le dossier Bettencourt. Leurs conversations font état de l’intervention du haut magistrat de la Cour de cassation Gilbert Azibert auprès de trois conseillers chargés d’examiner la validité des actes d’instruction l’affaire Bettencourt. En échange, l’ancien président a promis au magistrat son soutien pour un poste à Monaco, comme Le Monde l’avait révélé. Les juges qui ont mené l’enquête Bettencourt sont désignés, dans ces échanges, comme les « bâtards de Bordeaux ».

Averti d’une possible perquisition dans ses bureaux dans l’affaire libyenne, Nicolas Sarkozy demande aussi à son avocat « d’appeler son correspondant », manifestement un haut fonctionnaire bien placé dans la chaîne judiciaire, « parce qu’ils sont obligés de passer par lui », précise l’écoute.

La police, chargée de la retranscription de ces écoutes, va d’ailleurs conclure que les échanges interceptés laissent présumer des « faits de violation du secret professionnel » dans l’affaire libyenne et de « corruption d’un magistrat de la Cour de cassation » dans l’affaire Bettencourt.

Pour ce qui est du dossier Kadhafi, les policiers ont compris que Nicolas Sarkozy avait été alerté de son placement sur écoutes, ce qui avait déclenché l’achat à Nice de nouveaux portables sous de fausses identités.

La première conversation qui attire l’attention des policiers a lieu le mardi 28 janvier, à 12h24. Me Thierry Herzog informe Nicolas Sarkozy de la teneur du mémoire du rapporteur de la Cour de cassation dans l’affaire de ses agendas, saisis par les juges de Bordeaux. L’enjeu est de taille : l’ancien président veut obtenir l’annulation de cette saisie pour empêcher que ces documents, déjà versés dans l’affaire Tapie, soient utilisés par la justice dans d’autres affaires qui le menacent, comme l’affaire libyenne. Thierry Herzog se montre optimiste. Il pense que les réquisitions du parquet général lui seront favorables. Nicolas Sarkozy lui demande si « notre ami » — le magistrat Gilbert Azibert — a des informations discordantes. Herzog lui dit que non.

Le lendemain, mercredi 29 janvier, nouvel appel. Il est 19h25. L’avocat de l’ancien président informe son client qu’il vient de parler à « Gilbert ». Ce dernier lui a suggéré de ne pas faire attention au contenu « volontairement neutre » du mémoire du rapporteur dans l’affaire des agendas. Le rapporteur, est selon « Gilbert », en réalité favorable à l’annulation. La taupe de Nicolas Sarkozy à la Cour de cassation a prévenu que les réquisitions de l’avocat général seraient quant à elles communiquées le plus tard possible, mais qu’elles allaient conclure à l’annulation de la saisie des agendas présidentiels. Selon l’écoute, « Gilbert » a déjeuné avec l’avocat général. Me Herzog se félicite du dévouement de son informateur : il a « bossé », dit-il à Nicolas Sarkozy. Et la Cour de cassation devrait suivre les réquisitions, « sauf si le droit finit par l’emporter », commente-t-il, dans un aveu stupéfiant.

Jeudi 30 janvier, à 20h40, les réquisitions arrivent plus vite que prévu. Thierry Herzog en donne lecture à Nicolas Sarkozy. L’avocat précise avoir eu « Gilbert » le matin, qui lui a confié que la chambre de la Cour de cassation devrait d’après lui suivre les réquisitions. L’écoute laisse apparaître que « Gilbert » a eu accès à l’avis confidentiel du rapporteur à ses collègues qui ne doit pas être publié. Cet avis conclut également à l’annulation de la saisie des agendas et au retrait de toutes les mentions relatives à ces documents dans l’enquête Bettencourt. « Ce qui va faire du boulot à ces bâtards de Bordeaux », commente Herzog, en parlant des juges qui avaient mis en examen Nicolas Sarkozy. L’avocat précise à l’ancien président que l’avis de l’avocat général leur a été communiqué à titre exceptionnel et qu’il ne faut rien en dire pour le moment.

MM. Sarkozy et Kadhafi, en 2007, à l’Elysée.
MM. Sarkozy et Kadhafi, en 2007, à l’Elysée. © Reuters
Samedi 1er février, 11h 22. Nicolas Sarkozy s’inquiète. Il a été informé par une source non désignée d’un projet de perquisition de ses bureaux par les juges qui instruisent sa plainte contre Mediapart dans l’affaire libyenne. L’ancien président demande alors à son avocat « de prendre contact avec nos amis pour qu’ils soient attentifs ». « On ne sait jamais », ajoute Nicolas Sarkozy. L’avocat n’y croit pas, mais, précise-t-il, « je vais quand même appeler mon correspondant ce matin (…) parce qu’ils sont obligés de passer par lui ». Ce qui semble désigner une taupe active de Nicolas Sarkozy dans les rouages de l’Etat. Nicolas Sarkozy se montre inquiet quant à la façon de consulter la source. Thierry Herzog le rassure, lui indiquant qu’il a « un discours avec lui qui est prêt », c’est-à-dire un message codé pour communiquer. « Il comprend tout de suite de quoi on parle ».

Le même jour, vingt minutes plus tard, à 11h46. Nicolas Sarkozy rappelle son avocat. Les policiers surprennent une mise en scène à peine croyable. L’ancien chef de l’Etat français demande à son avocat de l’appeler sur sa ligne officielle, pour « qu’on ait l’impression d’avoir une conversation ». Thierry Herzog lui demande alors de quoi il faut parler. Nicolas Sarkozy lui propose d’échanger autour des débats de la Cour de cassation. Herzog suggère de le faire « sans triomphalisme », de dire qu’ils ont les réquisitions de l’avocat général et de préciser aussi qu’ils ne vont pas les divulguer, parce que ce n’est pas leur genre. Nicolas Sarkozy l’interrompt pour lui demander si « les juges qui écoutent » disposent de ces réquisitions. Et comme l’avocat lui dit que non, Nicolas Sarkozy conclut que « ce n’est pas la peine de les informer ». Herzog propose aussi à son client de faire semblant de l’interroger sur la plainte qu’il a déposée contre Mediapart. Il lui dit qu’il l’appelle aussitôt sur sa ligne officielle : « Ça fait plus naturel ».

Mercredi 5 février à 9 h 42. Retour à l’affaire Bettencourt. Thierry Herzog a une bonne nouvelle pour Nicolas Sarkozy. Il vient d’avoir « Gilbert ». Le haut magistrat a rendez-vous le jour même « avec un des conseillers » en charge de l’affaire des agendas « pour bien lui expliquer ». « Gilbert » se dit optimiste et a demandé à Thierry Herzog de le dire à l’ancien président. L’avocat lui dit que ce n’est pas pratique pour le moment, mais il lui promet que Nicolas Sarkozy va le recevoir, car il sait « parfaitement » tout ce qu’il fait pour lui. Gilbert Azibert a évoqué avec Thierry Herzog son souhait d’être nommé à un poste à Monaco. D’après l’écoute, Nicolas Sarkozy se dit prêt à l’aider. Herzog avait d’ailleurs rassuré par avance « Gilbert » à ce sujet : « Tu rigoles, avec ce que tu fais… »

Une semaine plus tard, le mardi 11 février. Il est tard, 22h 11. Thierry Herzog, qui vient d’avoir « Gilbert » au téléphone, annonce à Nicolas Sarkozy que le haut magistrat « ira à la chasse demain ». Gilbert a fait savoir qu’il avait rencontré la veille pour eux un conseiller à la cour de cassation, et qu’il s’apprêtait à en voir « un troisième », avant que les juges ne délibèrent, le lendemain, dans l’après-midi.

Ces multiples manœuvres frauduleuses n’ont pas empêché Nicolas Sarkozy de perdre sur toute la ligne. Non seulement la saisie de ses agendas n’a pas été annulée (de justesses), mais l’écoute de sa ligne téléphonique secrète a donné lieu à l’ouverture d’une information judiciaire pour « trafic d’influence » le 26 février.

 

viaEcoutes : le complot de Sarkozy contre ces « bâtards » de juges.

Classé dans:Affaire Karachi, Affaire Woerth-Bettencourt, Comprendre, Politique, UMP, , , , , , ,

Affaire Woerth-Bettencourt: La crème des enquêteurs sur le coup !

Une épidémie de vols de micro-ordinateurs se répand parmi les journalistes qui ont enquêté sur l’affaire Woerth-Bettencourt. Pour essayer d’y voir un peu plus clair, nous avons fait appel au nec plus ultra de l’enquête, j’ai nommé Holmes, Watson et Poirot.

Je vous livre en vrac le résultat de leurs premières investigations.

Chronologie des vols :

Les vols ont commencé par le journal qui est à l’origine des révélations sur l’affaire Woerth-Bettencourt. Le 7 et 8 octobre,selon Mediapart , deux CD-ROM regroupant les enregistrements pirates réalisés chez Liliane Bettencourt avaient été volés, ainsi que deux ordinateurs portables et un disque dur externe contenant des données confidentielles. Le vol a eu lieu dans les locaux de Médiapart. Aucun autre ordinateur ni outil de travail des autres journalistes n’a été dérobé.

Le jeudi 21 octobre, soit un peu moins de 15 jours après le vol dans les locaux de Médiapart, le domicile de Gérard Davet, un journaliste d’investigation du journal Le Monde, était cambriolé. Son ordinateur et son GPS ont été dérobés. Le journaliste raconte :

"Je me suis aperçu du cambriolage 24 heures après, le vol s’est a priori déroulé jeudi après-midi et je l’ai constaté vendredi, car c’était une période de forte actualité dans l’affaire Woerth-Bettencourt…Je me suis rendu compte que l’ordinateur portable sur lequel je travaille à domicile et stocke des documents avait disparu. Ainsi qu’un GPS. Rien d’autre ne manquait, alors qu’il y avait des objets de valeur, une chaîne hi-fi… J’essaye de comprendre. Après enquête, il s’est avéré qu’il y avait eu un cambriolage, a priori par une fenêtre qui était pourtant fermée. ».

Le samedi 23 octobre, ce sont les locaux du magazine Le Point qui faisaient l’objet d’un cambriolage. Outre l’ordinateur portable de Hervé Gattegno , spécialiste du dossier voir ce Bettencourt pour son journal, les ordinateurs de deux autres journalistes ont été volés. Les câbles qui protégeaient les ordinateurs ont été cisaillés.

Il y a dans cette chronologie quelques points troublants, quelques faits assez surprenants:

- les vols ont commencé par le journal qui est à l’origine des révélations sur l’affaire Woerth- Bettencourt .

- le temps qui s’est écoulé entre le premier vol et les 2 derniers. Cela donne l’impression que les voleurs, si tant est que les vols soient orchestrées, ont pris 15 jours pour étudier les contenus des objets volés et ont ensuite procédé à la substitution des ordinateurs des 2 autres journalistes. Souvenons-nous que Mediapart a toujours dit qu’il n’avait publié qu’une infime partie des enregistrements effectués au domicile de Liliane Bettencourt. Les enregistrements non publiés ne concernaient, d’après le journal, que des informations ne relevant pas du domaine public.

- les vols ne concernent pratiquement que les journalistes qui menaient des investigations sur cette affaire. Il serait intéressant de savoir, dans le cambriolage des locaux du Point, si les 2 autres journalistes, dont les ordinateurs ont été volés, travaillaient en étroite relation avec Hervé Gattegno.

- dans les 2 premiers cambriolages, ce sont bien les outils de travail des journalistes enquêtant sur l’affaire, et uniquement ces outils, qui sont visés. Ce qui veut dire que les voleurs savaient parfaitement où trouver les objets qu’ils convoitaient. Cela sous-entend que les journalistes étaient sous surveillance. Essayez donc de savoir où habite Gérard Davet, ou même de savoir où Mediapart entrepose le matériel d’enquête de ses journalistes, et vous comprendrez que ça n’est pas à la portée de n’importe qui.

- Quel intérêt de voler 2 CD-ROMs, dans un tiroir, pour un voleur lambda? Aucun! Par contre, sachant que la fille de Liliane de Bettencourt a déclaré avoir remis à la justice l’intégralité des enregistrements effectués, il se peut que le cambriolage ait eu pour but de vérifier que la justice, et le pouvoir en place, était réellement en possession de tous les enregistrements et qu’il permettent de savoir ce que savent les journalistes. On peut imaginer que si il y a sur les CD-ROMs des informations dont les journalistes n’ont pas parlé (jusqu’à présent ils n’ont porté à la connaissance du public que les enregistrements concernant le volet financement occulte de l’UMP, prétendant que le reste des enregistrements ne concernait que des parties de la vie privée de Liliane Bettencourt.), il est indispensable de faire en sorte qu’ils ne puissent jamais en parler. Auquel cas, il faut croire que ces informations concernent beaucoup plus de personnalité qu’on ne peut l’imaginer actuellement ou qu’elles apportent des preuves absolues, sous forme de témoignages ou de documents numérisés. Ce qui expliquerait le vol du disque dur, des CD-ROMs et des ordinateurs.

Le but de ces cambriolages serait alors, dans un premier temps, de faire disparaître les enquêtes des journalistes et/ou de faire disparaître des preuves. Sachant que le travail d’investigation est extrêmement long , nécessite de recueillir un nombre énorme d’information pour en tirer renseignements, notes de réflexion, de synthèse, comptes rendus d’entretien, la disparition de ce travail de fourmi, surtout s’il n’est pas dispatché sur différents soutiens informatiques de sauvegarde, représente un frein énorme à la poursuite du travail d’investigation et de publication de ses résultats. Cette série de vols aurait donc pour but de ralentir voire de dissuader les journalistes de continuer leur travail sur l’affaire Woerth- Bettencourt. Un autre effet pourrait être de dissuader des témoins éventuels de se confier à des journalistes présentés comme incapables de protéger leurs données.

Rappelons que l’objectif d’un vol est de s’approprier le bien d’autrui. La conséquence du vol est que le « volé » ne peut plus se servir de ce qu’on lui a pris. Psychologiquement, le vol, le cambriolage est ressenti comme un viol, une intimidation, une mise en position de faiblesse. Cela paraît évident mais il me semble important de le souligner.

Conclusions provisoires de notre équipe de choc:

Cette série de vols est pour le moins étonnante. On peut y voir le fruit du hasard comme on peut y voir (sachant à quel point les enquêtes menées par ces journalistes, leurs investigations, représentent un danger pour le parti présidentiel, pour le ministre du travail, et même pour le président de la République) une action concertée des services ou d’officines spécialisées dans le renseignement.

Partant de là, on peut émettre une série d’hypothèses sur ses vols.

1 – Compte tenu du fait que la série de vols touche des journalistes qui enquêtaient tous sur un sujet à haut risque pour le gouvernement. Compte tenu du fait qu’aucun gouvernement français n’hésite à faire appel à des officines pour supprimer ce genre de risque ,On peut facilement émettre l’hypothèse que les vols ont été commis par des agents de services secrets de l’État ou des officines de renseignements privées. Leur but étant alors de faire disparaître les enquêtes des journalistes. Au vu du matériel volé, on peut penser que la privation d’un travail extrêmement long, le vol de notes de réflexion des journalistes, va représenter un frein, si ce n’est la fin des investigations journalistiques. Surtout si aucune sauvegarde de ce travail n’a été réalisée par ailleurs.

2 – On peut aussi émettre l’hypothèse que ces vols sont le fruit du hasard. Hasard qui nécessite tout de même une parfaite connaissance des lieux, de leur système de protection et de la façon de travailler des journalistes. Mais bon, un cambrioleur sérieux prépare son cambriolage et on peut penser qu’il cherche en priorité ce type de renseignement. Ceci dit, 3 cambrioleurs différents, qui volent dans des lieux différents des ordinateurs de journalistes qui travaillent tous sur le même sujet, c’est une coïncidence qui n’est pas banale !

3 – À l’extrême, on peut imaginer que pour arrêter de voir leurs conversations professionnelles écoutées, d’être constamment surveillés, les journalistes eux-mêmes se sont mis d’accord pour annoncer que leur matériel et matériaux de travail ont disparu. Certes, l’hypothèse est intéressante, mais on peut objecter qu’il n’y avait alors aucun intérêt pour les journalistes de porter ces vols à la connaissance du public. Leur objectif étant de faire savoir au pouvoir en place, qu’ils baissaient les armes. Un simple dépôt de plainte était amplement suffisant pour que l’information remonte jusqu’aux intéressés.

4 – Enfin, il est tout à fait possible que ces vols aient été effectués par une officine de maîtres chanteurs, qui espèrent tirer de généreux profits des informations contenues dans les ordinateurs, les CD-ROMs, le disque dur subtilisés. C’est une hypothèse qui a été très peu évoquée, mais qu’il ne faut pas, par les temps qui courent, laissez tomber. On se souvient qu’il n’y a pas si longtemps, une certaine cassette vidéo faisait trembler la classe politique française …Néanmoins, il n’y avait nul besoin de voler des ordinateurs, de courir le risque d’être découvert pendant le cambriolage, alors que désormais on dispose de matériel qui permet soit de pirater des ordinateurs à distance et de façon très discrète.

Voilà pour les hypothèses qui peuvent être construites actuellement.

Médiapart a déposé une plainte, Gérard Davet également. A suivre…

Sources: Mediapart ; Le NouvelObs; Le Monde; Le Point ; Libération; Moréas;

Classé dans:Affaire Woerth-Bettencourt, Comprendre, Politique, , , , ,

LA COMPLAINTE DU “PROC” EN HAUT DE SEINE

Cré-moé, cré-moé pas
Quéqu’ part en Haut de Seine
Y a un “proc” qui s’ennuie en maudit
Ses dossiers sont partis
Entre des mains ennemies
Dans un tribunal de Paris

Le proc est tout seul
Y r’garde le soleil
Qui descend doucement sur ses dossiers
Y pense aux caméras
En pleurant tout bas
C’est comme ça quand ton chef t’a lâché

REFRAIN:
Ça vaut pas la peine
De couvrir ceux qu’on aime
Pour faire oublier
Des affaires “mal famées”
Ça fait pas rire les gens
si ça dure trop longtemps
Ça fait plus rire personne
Quand c’est leur fric qu’on donne

Quand le proc s’ennuie
Y r’garde son poil qui brille
Comme les rues d’ Neuilly après la pluie
Y rêve à une promo
Etre chef des tribunaux
Y voudrait pouvoir refaire un show

C’est rien qu’une histoire
J’ peux pas m’en faire accroire
Mais des fois j’ai l’impression qu’c’est Courroye
Qui est assis sur la glace
Les deux mains dans la face
Ses dossiers sont partis pis y s’ennuie

REFRAIN
Ça vaut pas la peine
De couvrir ceux qu’on aime
Pour faire oublier
Des affaires mal famées
Ça fait pas rire les gens
si ça dure trop longtemps
Ça fait plus rire personne
Quand c’est leur fric qu’on donne

D"après : La complainte du phoque en Alaska, paroles et musique: Michel Rivard

Beau Dommage

Source : Youtube

 

Classé dans:Affaire Woerth-Bettencourt, Humour, Politique, , , ,

Philippe Courroye, la manœuvre fatale

Il est manifeste, lorsqu’on lit l’interview accordée par le procureur Générale de Versailles au JDD, qu’en s’attaquant une nouvelle fois à la juge Isabelle Prévost-Desprez, afin d’obtenir son dessaisissement du volet de l’affaire Bettencourt sur lequel elle enquête, le procureur Courroye vient de perdre la mainmise absolue qu’il avait réussi à garder dans l’affaire Woerth- Bettencourt. Visiblement, le procureur général de Versailles, en a assez de l’image déplorable de Justice survoltée et tendancieuse, que le procureur donne à sa juridiction.

Croyant probablement qu’une fois de plus, sa hiérarchie, impressionnée par ses relations haut placées, allait encore passer l’éponge sur ses « frasques » et ses animosités personnelles, Philippe Courroye, en accusant une juge indépendante d’avoir trahi le secret professionnel, n’a réussi qu’une chose, c’est qu’enfin la Cour de Cassation va être saisie et va décider si l’ensemble des dossiers constituant l’affaire Woerth- Bettencourt doit être confié à une autre juridiction et peut-être à un juge d’instruction.

Philippe Ingall-Montagnier, le procureur général de Versailles, supérieur hiérarchique du procureur Courroye, a en effet exprimé le souhait que tous les dossiers concernant l’affaire Woerth- Bettencourt quittent Nanterre. Pour ce faire il va saisir la chambre criminelle de la Cour de Cassation, présidée par Bertrand Louvel, à fin qu’elle se prononce sur un éventuel dessaisissement de l’ensemble des dossiers concernant cette affaire.

Ce qui veut clairement dire que, si la Cour de Cassation le décide, Philippe Courroye perdra la main sur les enquêtes préliminaires.

Adieu veaux, vaches, cochons, plus moyen d’étouffer l’affaire ou d’obtenir une promo. Plus moyen d’être sollicité par les médias ( ce qui flatte tout de même bien l’égo et permet de se faire connaître)…

Mais revenons sur les accusations portées par Philippe Courroye.

Lire la suite »

Classé dans:Affaire Woerth-Bettencourt, Comprendre, , , , ,

Mon twitter

Archives

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Joignez-vous à 3  177 followers

%d bloggers like this: