Pour tout vous dire…

Les droits de l'homme s'arrêtent la ou commencent ceux des affaires

Pauvres fusibles !

On dirait bien que les syndicats « serrent les fesses » !

La CFDT, la CGT interviennent depuis deux jours dans la presse pour alerter nos gouvernants…

Craindraient-ils de servir de fusibles ou

Comptent-ils se servir du mécontentement pour commencer leur campagne prud’homale ?

Remarqué, il est intéressant de constater que pour François Chérèque (Nouvel Obs du 31 août 2008) : « Les salariés sont partis en vacances avec, dans la tête, le discours des dix-huit mois écoulés. »

  • On voit ainsi que son syndicat ne s’adresse pas aux salariés qui n’ont pas pu partir en vacances.
  • On voit aussi que François Chérèque n’a pas discuté depuis très longtemps avec des salariés, y compris ceux qui constituent la cible sociale de la CFDT. Sinon, il saurait ce que tout salarié sait depuis quelques mois : le discours que certains ont cru n’était que « du vent ».

« C’est la douche froide, même si je ne sais pas sur quoi cela débouchera : malaise ou encore plus de tensions », ajoute le dirigeant syndical.

C’est certainement la douche froide pour lui, qui a joué à fond la carte des promesses de Nicolas Sarkozy ! Mais pour la grande majorité des salariés, il s’agit de bien autre chose. Les salariés qui sont partis en vacances ne croyaient certainement pas que tout serait réglé à leur retour !

« Si la France connaît moins de grèves générales que dans le passé, cela « masque un transfert des conflits dans les entreprises », estime-t-il : « En dix ans, nous sommes passés de 20% à 30% de conflits dans les entreprises. Une entreprise sur trois est touchée par un conflit. Je dis donc au patronat : ouvrez des espaces de dialogue ! »

Alors la, fidèle à lui-même, à l’esprit CFDT, François Chérèque est très fort !

Des espaces de dialogue ! Et pour parler de quoi ? Des différentes façons d’accommoder les pommes de terre, de se passer de viande, de faire cuire les pâtes ?

De son côté, et pour ne pas être à la traine, dans un entretien au journal Le Monde daté de mardi 2 septembre, Bernard Thibault appelle à la mobilisation, le 7 octobre 2008, avec des appels à la grève et manifestations, avec pour revendications : le travail décent, les salaires, les emplois stables ou la protection sociale. »

« Nicolas Sarkozy « devrait se méfier…la souffrance des salariés est réelle, plus importante qu’il y a un an …L’urgence est à l’action et à l’unité », estime-t-il.

Bon, son évocation de la souffrance des salariés et pourrait laisser penser que lui au moins en a rencontré quelques-uns récemment !

Malgré tout, proposer à ces mêmes salariés de perdre une journée de salaire, alors que le pouvoir d’achat du plus grand nombre diminue comme une peau de chagrin … Fallait oser !

On voit bien que pour ces deux leaders syndicaux, pour leurs centrales syndicales, une fois de plus, et cela depuis plus de 20 ans, la situation actuelle des salariés et plus une occasion de mener leur guéguerre intersyndicale que de jouer leur rôle institutionnel de défenseurs des droits des salariés.

  • Est-ce vraiment la situation des salariés qui les préoccupent ou l’approche des élections prud’homales de novembre prochain ?
  • Ont-ils seulement compris que pour certains salariés, payer un timbre syndical, c’est déjà un effort financier ?
  • Ont-ils seulement compris que pour certains salariés, quand bien même une journée de grève, voire plus, leur semble absolument nécessaire, l’état actuel du revenu de leur ménage de leur permet même plus une action revendicative ?

Il me semble, que de la même façon pour nos élus
politiques, à vivre dans des logements de fonction, à disposer de voitures avec chauffeur, nos représentants syndicaux ont perdu pied avec la réalité de leurs concitoyens.

Que M. Chérèque, successeur de Nicole Notat dans la voie du « réformisme sociale », dans l’acceptation de la gestion des dérives du capitalisme sans réelle opposition, tente par ses propos de protéger ses arrières, on peut le concevoir. D’autant plus qu’avec la nouvelle loi de représentativité syndicale, sa place et celle de son syndicat risque d’être quelque peu bousculées. Voilà ce que ça donne quand on oublie sa mission principale et qu’on se laisse entraîner par des considérations politico-économiques !

Il est certain, compte tenu du climat social actuel, que les centrales syndicales qui depuis quelques que dizaine d’années ont préférés canaliser le mécontentement des salariés, et non défendre leurs intérêts, vont le payer très lourdement. Leur position de « fusible » dans le système politico- socio- économique n’est certes pas confortable… Mais ils l’ont choisi. Bien avant eux, les salariés en ont payé les conséquences. À leur tour de passer à la caisse !

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/social/20080901.OBS9630/bernard_thibault_appelle_a_la_mobilisation_le_7_octobre.html

Pour que les choses changent, n’oublions pas la journée du 11/10/2008

http://www.conseilnationaldelaresistance.fr/

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