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Les droits de l'homme s'arrêtent la ou commencent ceux des affaires

Nouveau plan de sauvetage du secteur bancaire Américain.

Le Congrès américain s’est mis d’accord sur l’adoption d’un plan de sauvetage du secteur bancaire à hauteur de 700 milliards de dollars.

Si un accord est acquis par les commissions du Budget, il doit maintenant être soumis à l’examen et au vote de la Chambre des représentants et du Sénat. Judd Gregg, élu républicain estime que le plan pourrait être voté dès ce lundi. Nancy Pelosi, présidente démocrate de la Chambre des représentants espère que la chambre basse votera lundi et pense que l’examen par la chambre haute du Congrès aura lieu «au plus tôt mercredi ».

Les leaders parlementaires démocrates et républicains ont présenté les grandes lignes du projet issu de plusieurs jours de discussions, de longues négociations au Capitole.

L’accord bipartite propose :

Un versement des fonds en plusieurs étapes.

  • 250 milliards seraient fournis dès l’adoption du plan
  • l’injection des 100 milliards supplémentaires nécessiterait une demande justifiée de la part du secrétaire du Trésor.
  • le solde de 350 milliards, devrait faire l’objet d’un examen par le Congrès. Pour débloquer ces sommes, un nouveau projet de loi sera nécessaire.

Le texte impose :

  • Que les institutions revendant les actifs émettront des certificats d’investissement donnant au contribuable un titre de propriété et une partie du bénéfice éventuel des sociétés concernées par le plan.
  • Que, si au bout de 5 ans, les pertes ne sont pas résorbées, l’Etat pourra surtaxer les établissements bancaires, afin de ne pas léser les contribuables.
  • La suppression des indemnités de départ – les « parachutes dorés » – versées aux dirigeants des entreprises du plan
  • La limitation des primes encourageant les patrons à prendre des risques excessifs.
  • L’utilisation, par le gouvernement, de son statut de détenteur de prêts immobiliers, ou de titres adossés à des prêts immobiliers, pour aider les propriétaires en difficulté à modifier les termes de leur emprunt.

Un comité de surveillance, comprenant notamment le président de la Réserve fédérale, supervisera l’application du plan, dont la gestion sera regardée à la loupe par les commissions du Congrès et un inspecteur général indépendant.

On le voit, le nouveau plan prévoit un « examen en profondeur des actions du secrétaire au Trésor ». Il modifie des parties essentielles du plan de sauvetage initialement proposé par G.Bush et P.Paulson. Les parlementaires républicains et démocrates entendent contrôler très strictement la gestion, l’utilisation des fonds qui vont être débloqués. Pas question de « chèque en blanc » ni de « pleins pouvoirs » !

Les spécialistes des marchés monétaires son partagés. Certains pensent que l’aide « va soulager Wall Street dans le très court terme mais que l’économie américaine restera mise à l’épreuve » d’autres pensent que les entreprises les plus saines sont sauvées et que celle qui ont « joué avec le feu » vont devoir « payer les conséquences de leurs actes » et que « l’économie américaine va sortir de cette crise assainie et débarrassée de ses faucons ».

Barack Obama a indiqué qu’il faudrait « se souvenir comment nous en sommes arrivés là ».

Ce que son rival républicain John McCain a également traduit par un « Chacun d’entre nous devra avaler la pilule et faire avec », a-t-il dit à la chaîne ABC. « L’option de ne rien faire n’est tout simplement pas acceptable. »

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