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Les droits de l'homme s'arrêtent la ou commencent ceux des affaires

Nicolas Sarkozy et « la règle d’or » : la théorie du pompier pyromane se confirme !

Il est de bon ton, dans les partis politiques libéraux européens, en s’appuyant sur l’exemple des dettes grecques, portugaises et irlandaises, de tenter de nous vendre une « règle d’or » budgétaire. Cette règle d’or imposerait un objectif de réduction des déficits à tous les Etats dans chaque domaine de leur intervention.

Mais, en l’occurrence, que ce soit Nicolas Sarkozy qui, depuis 2007, parle de réduction des déficits, alors que les principales mesures budgétaires qu’il a initié et fait voter par le Parlement ont creusé des déficits abyssaux dans les finances publiques, cela ressemble fort à ses pompiers qui déclenchent des incendies pour pouvoir, par la suite, se vanter de les avoir éteint !

Établir le principe d’une saine gestion des finances publiques comme principe constitutionnel, aucun citoyen responsable ne pourrait songer à s’y opposer, dans la mesure où, les miracles n’existant pas, ce sont les citoyens qui, essentiellement par le revenu de leur travail , financent le fonctionnement de l’État, de ses institutions et de ses administrations.
C’est donc, par un impôt prélevé sur le travail, sur l’habitat, sur la consommation, qu’un État peut alimenter les caisses publiques et pouvoir à son bon fonctionnement. De même que c’est par le revenu de leurs travail que la majorité des êtres humains , dans nos sociétés actuelles, font rentrer l’argent nécessaire pour pouvoir se loger, se nourrir, se vêtir, se déplacer, se soigner, élever leurs enfants, avoir des activités sportives et de loisirs, etc.

Ainsi, quand un individu rencontre des difficultés à équilibrer son budget parce qu’il y a trop de dettes, il nous paraitrait indécent et illogique qu’en ayant à faire face au remboursement de ses dettes il décide de travailler à temps partiel et donc de diminuer son revenu. De même qu’il paraitrait totalement irresponsable qu’un individu dans cette situation augmente encore les difficultés à faire face à sa dette en s’endettant davantage.
Il peut, bien entendu, survenir dans la vie d’un individu des crises (chômage involontaire, maladie, invalidité, etc.) qui auront un impact grave sur sa capacité à équilibrer son budget et, dans le cas d’endettement, interface à ses engagements vis-à-vis de ses créanciers.

Dans la quasi-totalité des états de la planète, pour pallier ce genre de crise, la collectivité a mis en place des processus de soutien à un de ses membres en difficulté, afin de l’aider à rétablir une situation financière équilibrée. Pour ce faire, en règle générale, on procède à un étalement de la dette assujettie à une obligation de ne plus s’endetter. Très souvent, on va obliger l’individu, soumis à ces procédures d’endettement, à réduire son train de vie de façon drastique. Les À bien y regarder, c’est la même logique de rigueur qui a prédominé dans le règlement, par la communauté européenne, des crises grecques, portugaises et irlandaises. C’est la même logique qui prédomine lorsque, mardi 26 juillet, Nicolas Sarkozy envoie aux parlementaires français une lettre dans laquelle il demande aux parlementaires de se rassembler  « au-delà des idées et des intérêts partisans » à fin d’inscrire dans la constitution l’engagement de l’État à réduire ses déficits dans tous les domaines de son intervention.

Or, en ce qui concerne Nicolas Sarkozy, sa responsabilité dans l’aggravation du déficit public, depuis 2007 a minima, et ses échecs successifs pour l’enrayer, font qu’un tel discours ne fait pas sérieux et que son intervention écrite auprès des parlementaires ressemble plus à une stratégie de campagne électorale qu’à une réelle volonté de diminuer le déficit du pays.

N’est-il pas – ainsi que sa majorité présidentielle- responsable du triplement de la dette publique et du doublement du déficit de l’État ? N’est-ce pas eux qui, en faisant voter le bouclier fiscal , la baisse de la TVA dans la restauration (perte de trois milliards d’euros par an)
, la loi « travail emploi pouvoir d’achat » (TEPA), la suppression de la taxe professionnelle (perte de cinq milliards d’euros par an)  , ont ainsi privé les caisses de l’État des deux tiers de l’argent qui rentrait avant , aggravant ainsi les déficits publics ?

C’est bel et bien Nicolas Sarkozy et sa majorité présidentielle qui ont, par les décisions de soutien aux plus riches d’entre nous, prive l’État, en diminuant sa trésorerie de 22,5 milliards d’euros/ an, soit 1,1 % du produit intérieur brut. Diminution de trésorerie qui n’a absolument rien à voir avec la crise financière de 2008, la Cour des Comptes ne cesse de le répéter .

Toutes ces mesures prises par Nicolas Sarkozy et sa majorité présidentielle n’ont fait qu’aggraver les effets de la crise financière en faisant peser plus lourdement la charge fiscale sur les revenus moyens et bas, en augmentant le nombre de taxes auxquelles les plus riches d’entre nous ne sont pas assujettis, en bloquant le pouvoir d’achat et donc la consommation des ménages, alors qu’il eût fallu relancer la consommation et par la même, l’économie du pays.

Nicolas Sarkozy et la majorité présidentielle n’ont en aucun cas été des gestionnaires avisés puisqu’ils n’ont su anticiper une crise pourtant prévisible et que, beaucoup plus grave, leurs décisions budgétaires ont aggravé les effets de cette crise en faisant quasiment tripler le déficit public alors que ces mesures pouvaient parfaitement être reporté à plus tard et même tout simplement annulées, lorsqu’elle avait déjà été votée.

Nicolas Sarkozy, le gouvernement et la majorité présidentielle se sont conduits comme ces personnes endettées qui, plutôt que de restreindre leur train de vie, préfèrent se priver de rentrées d’argent en diminuant par exemple, leur temps de travail. En l’occurrence, le gouvernement a diminué considérablement les rentrées d’argent que les citoyens les plus riches d’entre nous pouvait se permettre de verser aux caisses de l’État pour participer au bon fonctionnement de ce dernier et il y a uniquement centré la taxation du travail des individus en exonérant le revenu de la spéculation boursière et les entreprises de tout impôt et taxe. Les pertes pour les caisses de l’État sont considérables .

Si encore ces mesures avaient permis de garder un bas niveau de chômage, je pense que tout un chacun aurait compris l’entêtement de l’État à aggraver les effets de la crise. Rappelons d’ailleurs que l’argument du gouvernement pour justifier ces mesures mortifères à été d’empêcher le chômage de s’aggraver. Or, le constat est incontournable : de 7 % en 2007, le taux de chômage en France est passé à 10 % . Les emplois sont de plus en plus précaires et mal payés.

De plus en plus de Français sombrent dans la pauvreté,  alors qu’un petit nombre d’entre eux n’ont cessée de s’enrichir à coups de cadeaux fiscaux.

OUI, Nicolas Sarkozy, son équipe gouvernementale et sa majorité présidentielle ont bel et bien amplifié, par leur politique d’aide aux plus privilégiés, fortunés, et leur très mauvaise gestion des finances publiques, le déficit des finances publiques, mettant ainsi le feu aux comptes de l’État.

Je trouve particulièrement indécent que ce soient les mêmes qui aujourd’hui, dans la perspective de l’élection présidentielle de 2012, prétendent éteindre le feu aux comptes de l’État en instaurant des règles de gestion qu’eux-mêmes sont incapables d’appliquer ou de renier  , les quatre années qui viennent de passer nous le démontrent.

Je trouve également insultant, alors que l’immense majorité des citoyens français n’ont absolument pas bénéficié, ni au travers de leur pouvoir d’achat, ni au travers d’une amélioration de l’emploi, des avantages fiscaux offerts aux entreprises, de leur demander où l’on suit de consentir de nouveaux sacrifices au seul prétexte que les agences de notation, souvent responsable de la crise de 2008, entendent continuer leurs actes terroristes au seul bénéfice de leurs clients.

Sachant cela, je trouverais particulièrement malvenue qu’à gauche, certains parlementaires, au prétexte de cohésion nationale, si Nicolas Sarkozy convoque le parlement pour faire voter sa « règle d’or », vote en faveur du projet de ses pompiers pyromanes.

Sources : Le Monde ; Aliciabx ; le Figaro ; Cour des Comptes ; Marianne2 ; Clair actu ; Google ; le Nouvel Obs ; RTL ; Plume de PresseÉlysée blog

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Classé dans:Citoyens, Comprendre, Culture politique, Gouvernement, Loi, Politique, Présidentielles 2012, , , , , , , , ,

2 Responses

  1. @beerseekr dit :

    Je trouve particulièrement gonflé après avoir fait exploser le déficit, de vouloir le plafonner par voie constitutionnelle. Cela va contre toute idée de morale ou de déontologie, ce truc-là. Ces gens n’ont aucune morale…

  2. Chez Louise dit :

    Ils n’ont aucune morale mais le pire que c’est qu’à gauche des gens sont prèts à le suivre sur cette voie et à NOUS faire payer l’addition à la place de ceux qui se gavent!

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