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Bal des faux culs au gouvernement: 1 morte, la V° république

On assiste depuis plusieurs mois à un extraordinaire bal des faux culs de la part de  porte-parole,  membres du gouvernement, notables du PS et de l’UMP, d’EELV, et même du PCF, qui illustre, s’il en était besoin, à quel point, sans rien en dire aux électeurs depuis 30 ans, le parti socialiste n’a factuellement plus aucun lien avec le socialisme de Jean Jaurès ou celui de Léon Blum et à quels points le système des partis politique est artificieux et ne sert plus qu’a satisfaire les plans de carrières de quelques loups au dents longues et à la Morale en accordéon. Et en cela ils signent la mort inéluctable de la Ve République.

Méthode dangereuse pour les faux culs car au final elle les fait passer :

  1. au mieux pour des idiots ( et par là même on se demande si au niveau de décisions où ils sont, cela n’est pas dangereux pour l’ensemble des citoyens) ,
  2. au pire pour des manipulateurs d’opinion et par conséquent des gens malhonnêtes, méprisant envers les citoyens, ne respectant pas l’honnêteté fondamentale nécessaires pour pouvoir aspirer à une fonction républicaine.

Méthode dangereuse pour les faux culs car inéluctablement elle amène, face à l’évidence de leur énorme erreur à ce demander quel objectifs ils poursuivent et dans quel but.

Croyant probablement que le peuple français est sourd, aveugle, malentendant et profondément idiot, ces faux culs, et sentant leur déroute arriver à grands pas lors des prochaines élections de 2004 (et par là-même la rente juteuse que les citoyens français leur versent chaque mois), concentrent toutes leurs attaques vers un seul homme : Jean-Luc Mélenchon.

Or, qu’est-ce qui différencie Jean-Luc Mélenchon de ceux qui, au Parti Socialiste, à EELV, au parti communiste, à l’UMP, au Front National, le prennent "pour tête de Turc "?

Il n’est pas un suppôt du libéralisme et dit tout haut, dans un français parfait et compréhensible par tous, ce qu’un très grand nombre de Français pensent tout bas.
Comble de l’outrecuidance, il propose des solutions autres que la sempiternelle « il n’y a pas d’autres alternatives que celle que nous nous imposons » (TINA en langage libéral) :

Il est clair que de telles solutions, pour ne prendre que ces exemples, font trembler une oligarchie qui depuis des décennies n’a de cesse que de systématiser sa mainmise sur les centres de décision, de faire trimer le peuple pour le seul et unique avantage de la caste des médiacrates, du patronat, les chefs d’entreprises multinationales, des partis politiques et syndicats entièrement dévoués au libéralisme.
Ces attaques des faux culs ne sont en fait que la volonté flagrante de la caste des nantis de notre société, qui font commerce de la pratique politique particulière induite par la V° république et entendent bien garder les privilèges qu’ils ont acquis depuis des dizaines d’années.

Ils semblent donc prêts à lutter fermement , non pas dans l’intérêt général, mais pour garder un système qui leur convient même si il spolie la souveraineté populaire

En dehors de cette « lutte de caste » dans laquelle le parti socialiste s’illustre particulièrement ces derniers mois, il semble qu’un autre enjeu se profile pour les deux partis qui depuis 50 ans nous illusionnent avec un pseudo alternance du pouvoir.
Force est de constater, eu travers de 2 exemples récents) que ces gens qui naviguent parfaitement dans les eaux troubles de la Ve république (maintes fois transformée par leur soin sans en référer à la volonté populaire), ont lamentablement échoué à maintenir l’illusion qu’ils dirigeaient le pays dans le plus grand respect de la constitution française.

  • Nous avons tous en mémoire l’injure faite aux Français, lors du vote en congrès, du traité de Lisbonne. Traité qui n’était rien d’autre qu’une abdication de l’ensemble des valeurs et des pouvoirs de la France au profit d’une Europe ectoplasmique entièrement dévouée au bien-être et à la prospérité des milieux financiers.
  • Le parti socialiste, le président de la république actuelle et le gouvernement qu’il a nommé, démontrent depuis bientôt un an qu’il ne prennent aucune décision autres que celle que lui dicte le Medef, les banques, l’union européenne. Il démontrent également que, non content d’abdiquer le pouvoir que les électeurs leur a délégué en 2012, ils entendent, comme leurs prédécesseurs, rabaisser les représentants du peuple souverain, l’Assemblée Nationale, à une simple chambre d’enregistrement de décisions prise en toute opacité, par des groupements d’intérêts très éloignés de l’intérêt général et dont le gouvernement n’est qu’une courroie de transmission.

Ces deux exemples les plus récents de notre histoire politique illustrent, s’il en était besoin, que la Ve république voulue en 1958 a été totalement corrompue dans ses valeurs et dans ses objectifs.

Cela rend encore plus spécieux l’argument de ceux qui prétendent que Jean-Luc Mélenchon est dangereux pour la République.

Certes il est dangereux pour cette V°république qu’ils ont érigée en système corrompu.

Par contre il est beaucoup moins dangereux en ce qui concerne l’intérêt général et la souveraineté des citoyens français qui, si ils ne réagissent pas très vite, vont se retrouver de fait, dans un système monarchique ou dictatoriale.

Ces faux culs affolés qui prétendent défendre efficacement le système de la Ve république qui les nourrit grassement, et dont ils refusent de voir la déliquescence mortifère pour le concept même de République,  déforment des propos pourtant non équivoques. Ce qui, somme toute, n’est pas sans rappeler des méthodes au relents de procès d’intention proches de méthodes fascistes et indignes d’une république

Rien de mieux pour illustrer mon propos que de revenir sur deux attaques particulièrement abjectes qui ont été menées récemment contre eux Jean-Luc Mélenchon :

Nous avons  tous en mémoire la levée de boucliers de certains socialistes et membres du gouvernement lors du congrès du parti de gauche.

Interprétant comme cela les arrangeait des propos mal retranscrits par un journaliste pro-européen et l’Agence France-Presse, Harlem désir, Pierre Moscovici, et quelques autres "bien-pensants mais mal agissants" ont essayé de faire un procès en antisémitisme à Jean-Luc Mélenchon et par déclinaison aux membres du front de gauche.

Fidèle à leur obstination à vouloir faire éclater le Front de Gauche, les socialistes ont peut-être cru qu’en stigmatisant des paroles qui n’avaient pas été prononcées, ils parviendraient à leurs fins. Hélas pour eux, certains journalistes, certains militants et beaucoup de Français ont compris la manœuvre et en ont tiré les conséquences :

  1. Comme son pseudo adversaire politique l’UMP, le parti socialiste est prêt à tout pour manipuler l’opinion publique.
  2. Comme son pseudo adversaire politique l’UMP en son temps, le parti socialiste mène une politique totalement libérale et pour le cacher utilise la stigmatisation d’un segment de la population afin de détourner l’attention de ses résultats désastreux.
  3. Comme son pseudo adversaire politique UMP, le parti socialiste est totalement incapable d’honnêteté et de remise en question, au regard des résultats sa politique sur l’ensemble de la population française.

Dès lors, ce procès en antisémitisme basé sur des assertions fausses, apparaît comme ce qu’il est : une balle dans le pied que le gouvernement et le parti socialiste se sont tirés eux-mêmes.

Non content de mentir et de déformer des propos le PS” charge la mule” et fait à Jean Luc Mélenchon un procès en division de la gauche
il y a beaucoup à dire sur ce second procès.  Je pense qu’il faut l’aborder intellectuellement, même si cela dérange, en se posant la question fondamentale : le parti socialiste est-il un parti de gauche?
En effet il ne suffit pas de se proclamer « de gauche » pour l’être ! C’est au travers de la défense factuelle de valeurs, au travers d’actes, de décision,  de la manifestations de sa volonté politique qu’on en apporte la preuve qu’on est réellement de gauche. A preuve:

1) Depuis une vingtaine d’années, le parti socialiste a montré une multitude de fois (au travers de ses votes en faveur de lois libérales présentées au Parlement, au travers des discours de certains de ses dirigeants, etc.) qu’il s’était éloigné complètement des valeurs défendues par Jean Jaurès et Léon Blum. Il s’en est tellement éloigné que aujourd’hui même, Benoit Hamon  et Michel Sapin critiquent le vocable " coup de balai » employé par Jean-Luc Mélenchon lorsqu’il invite les Français à manifester le 5 mai pour promouvoir la VIe république.
Benoit Hamon et Michel Sapin sont-ils si peu socialistes qu’ils ont oubliés le slogan de la SFIO, ancêtre du parti socialiste, lors de sa campagne de 1932 ? 
Regardez bien cette affiche, qu’est-ce qui est écrit dessus ?
 sfio coup de balais

« Le Coup de Balai » !

  1. Qui osera me dire que c’est une affiche du Front National?

Non c’est une affiche socialiste, n’en déplaise à ceux qui manifestement ne se sont servis du parti socialiste que pour faire carrière en politique.

2) Le parti socialiste s’est éloigné de la gauche, et nous le voyons clairement depuis un an, en abandonnant totalement les travailleurs à leur sort. J’en veux pour preuve les propos du président de la république, du premier ministre, et de certains parlementaires socialistes qui entendent faire voter « à la lettre »  un accord entièrement dicté par le syndicat majoritaire des patrons et acceptés par des syndicats minoritaires qui depuis 20 ans font la preuve évidente qu’ils sont entièrement acquis à la logique libérale visant à faire du salarié une variable d’ajustement des profits financiers.

  • Qui osera me dire que transformer le salariat en variable d’ajustement des profits financiers fait partie des valeurs socialistes ?
  • Qui osera me dire que casser le code du travail, issu de plus d’un siècle de luttes des salariés, fait partie des valeurs socialistes ?

3) Le parti socialiste s’est éloigné de la gauche dont l’objectif, depuis la nuit des temps, et de « tirer vers le haut, les strates de populations les plus défavorisées. Et pour ce faire, le droit à la santé, à l’éducation, à la retraite, à une vie décente pour tous sont des outils que la constitution française à inscrite dans le marbre.

  • Qui osera me dire qu’en privilégiant le maintien de niches, d’exonérations fiscales qui, mises bout à bout, vide les caisses de l’État et l’empêche de mener à bien une politique sociale de santé, d’éducation, le parti socialiste mène une politique de gauche ?
  • Qui osera me dire qu’en permettant l’expulsion des familles entières au prétexte que, privé de revenus, elles ne peuvent plus payer leur loyer, le parti socialiste mène une politique de gauche ?
  • Qui osera me dire qu’en maintenant les dispositifs financiers permettant aux plus aisés de se constituer un capital immobilier démesuré par rapport à leurs besoins, le parti socialiste mène une politique de gauche ?

Alors non, le Parti Socialiste, le président de la république qui s’est faite élire sous ce « label » ne sont pas de gauche, les faits le prouvent.

Mais, quand bien même on passerait au-delà des qualificatifs de l’éventail politique, on peut également se demander qui, du parti socialiste ou du Front de Gauche, agit le plus efficacement pour une division de la gauche.

Est-ce le Front de Gauche qui enjoint depuis maintenant deux ans, sans réponse autres que la calomnie, le Parti Socialiste à s’inscrire dans une politique en faveur des travailleurs, des plus démunis, des femmes, des retraités et d’arrêter de se soumettre aux préceptes libéraux de l’union européenne ?

Ou bien est-ce le Parti Socialiste qui depuis un an, copiant en cela les erreurs dramatiques pour le peuple des petits, des sans grades, du socialiste grec Papandréou, s’enferre chaque jour davantage dans le déni, dans l’entêtement, dans l’aveuglement ?

Alors que le peuple français comprend les liaisons dangereuses de certains socialistes avec le Front National, la corruption d’autre socialiste et les mensonges qui lui ont été faits en 2012, affirmer comme le font Benoit Hamon , Michel Sapin et tant d’autres socialistes ou affidés : « ça n’est pas nous qui cassons la gauche, c’est le Front de Gauche" a un aspect infantile et/ou un côté méprisant de l’intelligence des Français qui, plus que les mots parfois rudes qu’emploie Jean-Luc Mélenchon, casse l’espoir que l’on peut avoir un jour un monde meilleur, non pas uniquement pour l’oligarchie, mais pour l’ensemble des Français.

C’est bel et bien les reniements du parti socialiste- qui dispose pourtant de tous les pouvoirs de l’Etat V° république- ses reculs face aux diktats du monde de la finance, ses compromis qui ressemblent fort à une compromission avec les représentants patronaux les plus durs envers les salariés, qui poussent une partie de la population à aller chercher à l’extrême droite la possibilité d’un monde meilleur.

Plutôt que de stigmatiser Jean-Luc Mélenchon en le mettant dans le “même sac ( sans jeu de mots)” que le Front National, en procédant à des comparaisons aussi spécieuses qu’artificielles, le gouvernement et le parti socialiste serait mieux avisé de dénoncer les mensonges du Front National, d’user du pouvoir légitime de l’État pour poursuivre les satellites de ce parti politique qui, très récemment et en toute impunité se sont permis  à de multiples reprises de bafouer la loi et de fouler aux pieds les principes républicains.

Le meilleur moyen de lutter contre l’extrême droite, les socialistes le savent bien pourtant, ce n’est pas de jeter le doute sur le Front de Gauche, ce n’est pas de mener une politique uniquement favorable à la caste des plus aisés, c’est de lutter contre ce qui est le terreau de l’extrême droite: La pauvreté, le dénuement éducationnel, la preuve irréfutable qu’on est abandonné par ceux à qui on faisait confiance , qu’on est pris au piège d’une pieuvre qui a réussi à corrompre même les dirigeants politiques, bref le sentiment que plus que l’inoffensif coup de balais que veut donner J.L.Mélenchon, seul le replis sur soi que prône l’extrême droite sera salvateur!

Alors avis au PS, si vous voulez vraiment lutter contre les ravages de l’extrême droite, il est temps de ne plus vous tromper de cible, d’oublier les attaques foireuses qui n’ont pour but que d’assurer la réélections de vos caciques. Montrez au peuple français que vous êtes dignes de gouverner et de combattre tout ce qui fait le terreau de l’extrême droite!

Si vous ne le faites pas, nous serons obligés d’en conclure qu’au final l’extrême droite ne vous dérange pas et que vous entendez vous en servir lors des futures élections pour garder vos mandats. Seulement attention! Un autre socialiste à essayé cette méthode et cela n’a pas marché!

Si vous ne le faites pas, nous serons obligés d’en conclure qu’au final , vous et vos clones d’EELV, de l’UMp et du FN vous avez bel et bien tué la Ve République.

Le peuple n’est pas idiot et il pourrait commencer à vous le démontrer le 5 mai prochain !

Sources: LCI; Est Républicain; Le Monde; Le Figaro; Politis; Ecosocialisme; Gauche Unitaire; RMCJean-Luc Mélenchon; Yeti Blog; JDD; SwissInfo; Agoravox; Rouges et Verts; Ragemag;

Classé dans:Politique

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