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CRIMÉE • Les Russes bernés par l\’Otan | Courrier international

CRIMÉE • Les Russes bernés par l\’Otan | Courrier international

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Voilà déjà dix ans que l’Otan est implantée à la frontière russe, dans les Etats baltes. En séparant la Crimée de l’Ukraine, la Russie entend aujourd’hui empêcher que sa flotte de la mer Noire se retrouve bientôt en zone Otan. Sérieusement, comment s’en étonner ?

C’est bien autre chose qui avait été promis, juré la main sur le cœur en 1990. Le 9 février, James Baker, le secrétaire d’Etat américain [de George Bush], avait assuré au réformateur [de l’Union soviétique] Mikhaïl Gorbatchev dans la salle Catherine II, haut lieu historique du Kremlin, que l’alliance occidentale n’étendrait « pas d’un pouce » son influence vers l’Est si Moscou acceptait que l’Allemagne réunifiée entre dans l’Otan.

Le lendemain, 10 février, Hans-Dietrich Genscher, le ministre des Affaires étrangères allemand, refit cette promesse à Edouard Chevardnadze, son homologue russe, comme l’a confirmé par la suite une note confidentielle du gouvernement allemand : « Nous sommes conscients que l’appartenance d’une Allemagne unie à l’Otan soulève des questions complexes. Mais une chose est sûre pour nous : l’Otan ne s’étendra pas à l’Est. » Gorbatchev se souvient lui aussi que l’Otan était convenu de « ne pas s’étendre d’un pouce en direction de l’Est. » Il a seulement commis une grave erreur : il a fait confiance à l’Occident et n’a pas fait mettre par écrit cette parole donnée.

Une menace directe pour la Russie

Les Polonais, les Tchèques et les Hongrois ont donc adhéré à l’Otan en 1999, la Bulgarie, la Roumanie, la Slovaquie et les trois Etats baltes en 2004. Quatre ans plus tard, lors du sommet de l’Otan de Bucarest, ça a failli être le tour de l’Ukraine mais l’idée en est restée au stade de projet – Angela Merkel avait changé d’avis au dernier moment et appuyé sur la pédale de frein. Vladimir Poutine, qui était arrivé le dernier jour du sommet à Bucarest, avait mis en garde : « L’apparition d’un puissant bloc militaire à nos frontières sera considérée en Russie comme une menace directe pour notre sécurité. »

Il ne faut pas oublier cela si on veut être honnête, pondéré dans son jugement et apte à comprendre la peur russe d’être encerclé. Poutine agit de façon rationnelle – il répond à la politique de puissance de l’Occident par une politique de puissance. Pour Angela Merkel, Poutine vit dans un autre monde. C’est vrai : le monde d’un homme trahi. »

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